Antananarivo, capitale de Madagascar, est devenue une zone rouge où l’insécurité dicte la vie quotidienne des citoyens. Dans une ville où les bandits font la loi, les habitants vivent dans une peur constante, adaptant chaque fait et geste pour éviter d’être les prochaines victimes. Malheureusement, la Police Nationale, censée être le rempart contre cette insécurité galopante, est complètement désengagée, voire complice de cette situation alarmante.
Une Liberté Confisquée
À Antananarivo, la liberté individuelle est une illusion. Voici un tableau de la vie quotidienne dans cette ville :
- Dans les transports publics, sortir son téléphone est un acte risqué.
- Porter des bijoux de valeur ou transporter un ordinateur portable est une invitation au vol.
- Circuler à moto, surtout seul et dans les quartiers sensibles, est synonyme de danger.
- Sortir la nuit, à moto ou en voiture, expose à des attaques quasi garanties.
- Faire ses courses, un acte banal ailleurs, exige une vigilance constante pour éviter les dépouillements brutaux.
Cette situation n’est pas le fruit du hasard, mais d’un abandon total des responsabilités par la Police Nationale.
Une Police Passive et Corrompue
Malgré une connaissance précisent des zones rouges et des crimes qui s’y produisent, la Police reste spectatrice. Pire encore, des accusations de complicité avec les criminels ternissent leur réputation déjà fragilisée.
Dans le quartier de Manjakaray, par exemple, des policiers travaillent en connivence avec des trafiquants de cannabis. Ces vendeurs dénoncent leurs clients à la Police en échange d’une liberté totale pour poursuivre leur commerce illégal. Ces agissements, loin d’être isolés, illustrent un système gangrené où ceux qui sont censés protéger les citoyens contribuent à leur insécurité.
Le Poids d’une Institution Défaillante
L’inaction et la corruption au sein de la Police Nationale aggravent l’insécurité et alimentent la frustration des citoyens. Chaque attaque non prévenue, chaque crime non résolu, renforce la sensation que la Police ne sert à rien. Au lieu d’être un rempart contre le chaos, elle devient un facteur aggravant de l’insécurité.
Les efforts pour restaurer la confiance dans cette institution doivent commencer par une refonte totale du système, allant de la lutte contre la corruption à une meilleure formation des agents, en passant par un déploiement stratégique des forces de l’ordre dans les zones critiques.
Une Urgence Nationale
Le silence et l’inaction ne sont plus une option. Les citoyens malgaches méritent une police qui les protège, une institution qui inspire la confiance et non la peur. Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités, réforme la Police Nationale en profondeur et déploie des moyens réels pour assurer la sécurité des habitants.
Antananarivo ne doit pas rester sous la coupe des criminels. Mais pour que cela change, il faut que la Police Nationale assume pleinement son rôle, arrête d’être un acteur passif ou complice, et deviennent enfin une force au service des citoyens
Nous détaillerons dans un prochain article comment certains hauts responsables de la police et leurs proches agissent pour intégrer dans cette institution, censée garantir la sécurité de la population, des individus favorisés par des liens personnels ou des paiements.