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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Une justice à deux vitesses : L’affaire Ramanatanana contre Rakotomanga

La gazette de la grande île
28/12/20243 minute read

Le député Romeo Ramanatanana a été rapidement placé en détention à Tsiafahy suite à des suspicions de trafic de tortues, une affaire qui a défrayé la chronique ces derniers jours. Une réaction rapide et vigoureuse de la part des autorités, qui contraste fortement avec un autre cas de corruption impliquant une élue de haut rang : Lanto Rakotomanga.

L’affaire Rakotomanga : une impunité flagrante

En 2022, alors qu’elle occupait le poste de Questeur de l’Assemblée nationale, Lanto Rakotomanga a facilité le trafic de bois précieux, un crime économique et écologique majeur. Elle a émis une autorisation spéciale permettant le transport de bois précieux protégé depuis la région de l’Alaotra vers Antananarivo. Ce document stipulait explicitement : « Il est ordonné à toute autorité civile et militaire de laisser circuler librement le porteur de la présente autorisation. »

Malgré l’évidence des faits et son implication directe dans une affaire de trafic d’une ressource naturelle protégée, aucune enquête officielle n’a été ouverte à son encontre. Cette impunité soulève de graves questions sur l’équité de la justice malgache et les réseaux de protection dont bénéficient certains politiciens.

Une justice sélective

Le traitement différencié des deux affaires met en lumière une justice à deux vitesses. D’un côté, un député accusé de trafic de tortues se retrouve immédiatement sous les verrous. De l’autre, une ancienne Questeur ayant facilité le trafic de bois précieux reste intouchable, malgré des preuves accablantes.

Ce deux poids deux mesures alimente le sentiment d’injustice parmi la population malgache. Comment croire en une justice impartiale lorsque certains élus  échappent systématiquement à toute poursuite, alors que d’autres sont sanctionnés de manière expéditive ?

Des conséquences écologiques et sociales graves

Le trafic de bois précieux et de tortues représente bien plus qu’une violation de la loi. Ce sont des crimes qui dévastent l’écosystème unique de Madagascar et sapent les efforts de conservation. Ils perpétuent également la corruption et l’injustice sociale, réduisant encore davantage la confiance des citoyens dans leurs institutions.

Citoyens, agissons ensemble

Face à ces injustices flagrantes, il est temps pour chaque citoyen malgache de prendre ses responsabilités. Engageons-nous à dénoncer ces abus et à exiger une transparence totale dans l’application de la justice. Mobilisons-nous dans nos communautés, sur les réseaux sociaux et dans les lieux publics pour exiger des réformes. Rejoignons les organisations de la société civile qui luttent pour la justice et la conservation de notre patrimoine naturel. Ensemble, nous pouvons envoyer un message clair : l’impunité des puissants ne sera plus tolérée. L’avenir de notre nation en dépend.

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