Le Premier ministre, Christian Ntsay, a déclaré vouloir faire de 2025 une « année de paix », mettant en avant la nécessité de stabilité et de fraternité pour réaliser les priorités de la Politique générale de l’État. Lors de la cérémonie de lever de couleurs à Mahazoarivo, il a appelé à la solidarité et à l’unité pour atteindre l’objectif commun de développement. Cependant, cette déclaration suscite une vive indignation et une profonde interrogation sur sa sincérité.
Une déclaration en total décalage avec les actions passées
Comment un homme, directement impliqué dans des scandales majeurs et des atteintes à la liberté de la presse, peut-il prétendre être un champion de la paix ? Christian Ntsay a joué un rôle clé dans l’emprisonnement de Lola Rasoamaharo, le seul journaliste ayant eu le courage de publier des enquêtes sur les frasques du régime. Cet acte de répression est une atteinte flagrante à la liberté d’expression et un signal clair de la volonté du gouvernement de réduire au silence toute voix dissidente.
En outre, le passé de Ntsay en tant que ministre des Mines est entaché par la disparition inexpliquée de 34 kilogrammes d’or dans les coffres de son ministère. Cette affaire, restée sans suite, illustre un manque criant de responsabilité et de transparence au sein de son administration. Peut-on croire en la sincérité de son appel à la paix quand de tels scandales restent irrésolus ?
Une tentative de redorer son image
L’appel à une « année de paix » n’est-il qu’une tentative cynique de faire oublier ces épisodes sombres ? Plutôt qu’une véritable volonté de stabiliser le pays, cette initiative vise à restaurer une image ternie par des années de gestion controversée. Derrière les mots de fraternité et de solidarité se cache un écran de fumée destiné à détourner l’attention des problèmes structurels et des actes répréhensibles imputables au gouvernement.
Un fauteur de troubles déguise en artisan de la paix
Un hors-la-loi qui se cache derrière son poste de Premier ministre ne peut pas être l’architecte d’une paix durable. Les Malgaches méritent mieux que des discours vides et des stratégies de diversion. Ils méritent un leadership honnête, transparent et dévoué à leurs besoins réels. Tant que Ntsay ne rendra pas de comptes sur ses actes passés et ne prendra pas des mesures concrètes pour réparer les torts causés par son régime, son appel à la paix restera une hypocrisie flagrante.
L’électricité, l’eau, la réhabilitation des routes et l’autosuffisance alimentaire sont des priorités louables. Mais leur réalisation exige une gouvernance intègre et résolue, et non de vaines paroles. La paix ne se décrète pas, elle se construit par des actions concrètes et une responsabilité véritable.