Alors que le Sénégal s’apprête à sortir de la catégorie des pays les moins avancés (PMA) d’ici 2029, une décision saluée comme une étape historique par la communauté internationale, Madagascar se retrouve plongé dans un débat bien différent. Selon une source auprès de la Présidence qui veut garder l’anonymat, Radomelina prépare un discours annonçant que Madagascar est à son tour en voie de quitter la liste des PMA. Une déclaration qui, bien que de simples bruits de couloir, suscite déjà la controverse et nourrit des accusations de démagogie.
Une proclamation sans fondement concret
Radomelina, fidèle à son style flamboyant, veut présenter cette éventualité comme une victoire personnelle et une preuve de sa vision ambitieuse pour le pays. Mais derrière les grandes phrases et les promesses éblouissantes se cache une réalité beaucoup moins reluisante : les indicateurs économiques et sociaux de Madagascar continuent de piétiner dans une marée de problèmes structurels. Pendant que le président multiplie les slogans et les sourires devant les caméras, les citoyens, eux, affrontent quotidiennement une pauvreté chronique, des infrastructures défaillantes et une corruption à peine dissimulée.
Une tentative de diversion politique
Pour de nombreux observateurs, cette annonce présumée est une nouvelle pirouette de communication. Radomelina, champion de l’art de la mise en scène, cherche à masquer les échecs de son administration en tirant profit des progrès d’autres pays comme le Sénégal. Pourtant, comparer Madagascar au Sénégal revient à comparer une charrette tirée par des zébus à un train à grande vitesse : l’écart est abyssal.
Une utopie dangereuse pour le pays
Les critiques ne manquent pas de souligner le caractère risible de cette annonce. Une sortie précipitée de la liste des PMA, sans réformes réelles ni stratégie économique viable, risque non seulement de faire sourire la communauté internationale, mais aussi de déstabiliser encore davantage un pays déjà fragilisé. Radomelina, dans sa quête de grandeur, va emmener Madagascar dans un mur économique et diplomatique.
Le besoin d’une stratégie réaliste et durable
Au lieu de s’accrocher à des rêves hors de portée, Madagascar doit se concentrer sur des problématiques réelles. Radomelina serait bien avisé de laisser de côté ses récits grandiloquents et de s’inspirer de l’exemple sénégalais : travail acharné, diversification économique, réformes institutionnelles et mobilisation des partenaires internationaux. Malheureusement, il préfère les feux de la rampe à la dure réalité de la gouvernance.
Radomelina devra bientôt faire face à une question inévitable : combien de temps encore pourra-t-il divertir son peuple avec des annonces spectaculaires, mais creuses ? Car si les mots font applaudir dans les tribunes, seuls les actes comptent dans l’arène du développement. Et pour l’instant, la charrette malgache, aussi bruyante soit-elle, n’avance guère.