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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Terrorisme intérieur : une réalité quotidienne pour les Malgaches

La gazette de la grande île
18/01/20254 minute read

« On vit dans la terreur quotidienne », témoigne un citoyen malgache dans un e-mail envoyé à notre rédaction. Cette phrase résume l’état d’esprit de nombreuses personnes qui se sentent prises au piège d’un système oppressif. Le gouvernement actuel, dirigé par Andry Radomelina, mène une campagne de répression féroce contre toutes formes de dissidence. Mais que signifie réellement le terrorisme intérieur, et comment se manifeste-t-il dans le quotidien des Malgaches ?

Le terrorisme intérieur, définition et implications

Le terrorisme intérieur est une forme de violence politique exercée au sein d’un pays par des groupes ou des individus, souvent à des fins idéologiques, religieuses ou politiques. Lorsque ce type de terreur est orchestré par le gouvernement lui-même, on parle alors de « terrorisme d’État ». Cela inclut des actions telles que la surveillance de masse, les arrestations arbitraires, les campagnes de diffamation contre les opposants et l’usage excessif de la force pour maintenir le pouvoir.

À Madagascar, cette réalité est de plus en plus palpable. Les citoyens qui osent critiquer le régime en place sont à la fois menacés et surveillés de près.

Surveillance et répression : les outils d’un pouvoir autoritaire

D’après des sources locales, Andry Radomelina a confié la gestion de la sécurité nationale à un général controversé, connu sous le nom de Bômba. Ce dernier est réputé pour ses actions anti-humanitaires et ses méthodes brutales. Sous ses ordres, des logiciels espions sont déployés pour surveiller les communications privées de la population.

Les opposants politiques sont systématiquement ciblés : des dossiers falsifiés sont créés pour justifier leur arrestation et leur emprisonnement. Ceux qui osent s’élever contre ces pratiques font face à des menaces directes, tandis que les journalistes indépendants sont réduits au silence par des intimidations ou des sanctions juridiques fabriquées de toutes pièces.

Une militarisation accrue pour contrôler les dissidents

Selon des informations reçues, le général Bômba aurait récemment ordonné la mobilisation des armes lourdes de l’armée pour renforcer les barricades autour du gouvernement. Cette stratégie vise non seulement à dissuader toute forme de rébellion, mais également à instaurer un climat de peur parmi la population.

Ces mesures reflètent une militarisation croissante du pouvoir en place, un phénomène souvent associé aux régimes autoritaires qui cherchent à étouffer toute contestation avant qu’elle ne prenne de l’ampleur.

Un appel à la solidarité et à la vigilance internationale

Face à ces développements, il est crucial que la communauté internationale reste vigilante. Les organisations de défense des droits de l’homme doivent être informées de ces pratiques afin de dénoncer les abus et de faire pression sur les autorités malgaches pour qu’elles respectent les droits fondamentaux de leurs citoyens.

Pour les Malgaches, la résistance passe par la solidarité et la détermination. Les voix dissidentes, bien que menacées, continuent de jouer un rôle essentiel dans la lutte contre l’oppression. En parlant, en partageant leurs expériences et en s’organisant, elles réclament un avenir plus juste et plus égalitaire.

Le terrorisme intérieur, lorsqu’il est mené par ceux censés protéger, est une tragédie nationale. À Madagascar, cette réalité met en lumière les dérives d’un pouvoir qui cherche à consolider son autorité au détriment des libertés fondamentales.

Les Malgaches, soutenus par une solidarité internationale, doivent continuer à résister et à rêver d’une société où la peur n’est plus l’état d’esprit dominant.

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