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Le Journal de l'île Rouge
Société

750 Ar le kapoaka du riz : le don du Japon vendu à prix réduit

La gazette de la grande île
18/01/20252 minute read

Dans le cadre du Programme d’Assistance Alimentaire 2023, le gouvernement japonais a fourni à Madagascar un don de 2 400 tonnes de riz, une aide d’une valeur de 300 millions de yens japonais, soit environ 9,4 milliards d’Ariary. Ce geste vise à réduire les impacts de la crise alimentaire qui touche une grande partie de la population malgache. L’accord prévoit que ce riz sera vendu à prix réduit sur le marché local par le gouvernement malgache, offrant ainsi un soulagement temporaire aux consommateurs.

Une annonce en grande pompe

Radomelina a récemment annoncé avec beaucoup d’enthousiasme que le prix du kapoaka de riz serait réduit à 750 Ariary, présentant cela comme une mesure phare pour soulager le quotidien des Malgaches. Cependant, cette annonce a rapidement éveillé des interrogations : d’où provient ce riz, et quelles seront les conséquences pour la production locale ?

L’origine du riz clarifiée

Il est maintenant confirmé que le riz vendu à prix réduit provient du don japonais. Avec une consommation nationale élevée, ces 2 400 tonnes de riz risquent d’être écoulées en quelques jours seulement. Ainsi, cette baisse de prix ne représentera qu’un répit momentané pour les ménages. Radomelina n’a cherché aucune solution pour le problème alimentaire, il a juste surfé sur la vague en utilisant ce don pour proposer une solution temporaire.

Les inquiétudes pour la production locale

La mise sur le marché d’un riz à prix réduit soulève des inquiétudes quant à son impact sur les agriculteurs locaux. Ces derniers, déjà fragilisés par une production coûtant souvent plus cher que les prix de vente, vont faire face à une concurrence déloyale. En effet, la disponibilité d’un riz à faible coût va diminuer la demande pour les produits locaux, rendant encore plus difficile la survie des petits producteurs.

Une solution temporaire mais insuffisante

Bien que cette aide soit précieuse pour répondre aux besoins immédiats des populations vulnérables, elle souligne une réalité plus profonde : la nécessité de renforcer la production agricole locale pour atteindre une véritable sécurité alimentaire. Sans un plan stratégique de soutien aux agriculteurs locaux et une meilleure gestion des ressources agricoles, Madagascar restera dépendant des aides internationales.

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