L’élection du président de la Commission de l’Union africaine (UA) a offert une véritable leçon de transparence et de démocratie. Après sept tours de scrutin, Mahamoud Ali Youssouf, ministre des Affaires étrangères de Djibouti, a été élu avec 33 voix, bien loin de la politique de manipulation électorale qu’on connaît à Madagascar. Richard Randriamandrato, ministre des Affaires étrangères malgache, a été éliminé dès le troisième tour, un résultat qui n’aurait probablement pas eu lieu dans une élection malgache où le pouvoir fait tout pour imposer son candidat.
En effet, à Madagascar, les élections sont souvent entachées de fraude et de manipulation. Le système est tellement corrompu que le résultat des scrutins est décidé bien avant même que les urnes ne soient ouvertes. Les accusations de fraude, de bourrage des urnes, de falsification des résultats sont une réalité qui frappe durement la crédibilité du processus électoral malgache. Chaque élection est une simple formalité pour installer les candidats soutenus par le pouvoir en place, comme c’est le cas avec Radomelina, où tout est fait pour faire élire celui qu’on souhaite voir au sommet.
Dans cette élection de la Commission de l’UA, Richard Randriamandrato a été confronté à un système où la fraude est impossible. Aucun coup de pouce n’a été possible cette fois-ci. Au contraire, il a dû affronter un processus électoral impartial et transparent. Dans les premières étapes, Richard Randriamandrato a recueilli 10 voix, puis seulement sept voix, avant de se faire éliminer définitivement après avoir récolté cinq voix au troisième tour. Ce n’est pas un coup de chance, c’est le résultat d’un système démocratique où les règles sont respectées et où les manipulations ne sont pas tolérées.
Ce contraste saisissant entre l’élection de la Commission de l’UA et les scrutins à Madagascar en dit long. À Madagascar, un candidat comme Richard Randriamandrato aurait probablement bénéficié d’un système favorisant sa victoire par des moyens douteux. Mais dans un environnement où l’intégrité et la transparence sont exigées, il a échoué. L’absence de possibilité de tricher a mis en lumière ses limites face à une élection sans artifices.
Cette élection à l’UA révèle la réalité qu’aucun système de fraude ne peut prospérer là où la rigueur et la régularité sont la norme. Ce n’est pas le cas à Madagascar, où, pour nombre d’observateurs, les élections ne sont que des farces où la fraude est omniprésente. Le cas de Richard Randriamandrato est un parfait exemple de ce qui se passe lorsque le pouvoir ne peut plus influencer le résultat à sa guise.
En somme, cette élection de la Commission de l’UA a révélé une vérité incontestable : la transparence électorale, la vraie, ne laisse pas de place à la fraude. Et cela, Madagascar devra l’apprendre s’il espère un jour voir ses élections crédibles et justes. En l’absence de toute possibilité de manipulation, les résultats sont clairs et sans ambiguïté : Richard Randriamandrato n’a pas pu tricher pour s’imposer et a été éliminé dès le troisième tour. Un véritable tournant pour Madagascar, si le pays décidait de prendre exemple sur ce processus irréprochable.