Les leaders des grandes puissances mondiales, tels que le Président américain Donald Trump, le Président russe Vladimir Poutine, le Dirigeant chinois Xi Jinping, le Président turc Recep Tayyip Erdoğan et le Premier ministre indien Narendra Modi, dominent actuellement la scène internationale. L’ordre mondial de l’après-guerre froide a laissé place à leurs agendas nationaux.
Leurs actions et messages à travers les réseaux sociaux montrent qu’ils sont des nationalistes, principalement préoccupés par la grandeur de leur propre pays. Ces leaders accordent peu d’importance aux systèmes fondés sur des règles, aux alliances ou aux forums multinationaux hérités de la Seconde Guerre mondiale, embrassant la gloire de leurs nations. Leurs stratégies politiques s’appuient sur des courants conservateurs, animés par un désir de tradition et d’appartenance.
Les conséquences de cette montée du nationalisme et du déclin de l’ordre mondial libéral pourraient affecter gravement des pays comme Madagascar, déjà confronté à de lourds défis socio-économiques. En grande partie dépendant de l’aide internationale et des investissements étrangers, Madagascar pourrait voir sa situation se détériorer à mesure que l’attention des grandes puissances se recentre sur leurs propres préoccupations. Le retrait de ces puissances des structures multilatérales pourrait limiter les opportunités de coopération internationale et exacerber les inégalités mondiales. Cela risquerait de réduire l’aide humanitaire et les investissements dans des secteurs vitaux tels que l’éducation et la santé, rendant l’avenir du pays encore plus incertain. Madagascar pourrait ainsi se retrouver pris en étau entre des ambitions nationales croissantes et un monde moins prévisible, compromettant ses chances de sortir de la pauvreté.
Face à ces enjeux, il est crucial que les autorités malgaches prennent des mesures pour sécuriser un avenir plus stable. Cela inclut la défense du multilatéralisme, avec un accent sur des causes mondiales liées à la lutte contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité, l’intensification des partenariats régionaux avec l’Afrique et l’océan Indien, ainsi que l’accélération des réformes pour diversifier l’économie et réduire la dépendance extérieure.