Article publier par Tchad Indépendant :
Il est proprement ahurissant de voir l’African Leadership Magazine décerner à Andry Rajoelina le titre de “Leader politique africain de l’année 2024”, alors que son règne incarne l’échec, l’oppression et la servitude nationale. Qu’a-t-il fait pour mériter un tel honneur ? Quelle réalisation majeure justifie cette distinction ?
Rien, si ce n’est l’achat éhonté d’un prix vidé de toute légitimité, obtenu par le biais d’un vote en ligne manipulé où des armées de faux comptes ont été mobilisées pour forger une illusion de popularité.
Pendant que cet imposteur se pavane avec son trophée, Madagascar sombre dans une misère inqualifiable. La famine ravage le pays comme jamais auparavant : près de deux millions de Malgaches sont en détresse alimentaire aiguë, contraints de survivre dans des conditions que même les guerres civiles les plus meurtrières n’imposent pas. L’eau et l’électricité sont devenues des privilèges inaccessibles pour la majorité de la population, alors qu’à Antananarivo, capitale fantôme d’un État en déliquescence, les pénuries chroniques plongent les habitants dans une agonie quotidienne.
Et que dire de la répression ? Les prisons débordent de détenus politiques, la liberté d’expression est anéantie, et toute opposition est impitoyablement écrasée sous un déluge d’intimidations, d’arrestations arbitraires et d’exactions orchestrées par un appareil sécuritaire aux ordres d’un régime aux abois.
Mais l’humiliation ultime, c’est ce culte de la personnalité abject, où des ministères entiers, censés œuvrer pour le bien commun, n’hésitent pas à afficher comme photo de profil l’image du despote flanqué de son trophée douteux, transformant l’administration publique en organe de propagande grotesque. Même les dictateurs les plus mégalomanes du XXe siècle n’avaient osé sombrer dans un tel ridicule.
Pire encore, cet homme n’a même pas la légitimité d’un vrai Malgache ! Rajoelina est Français avant tout, et c’est en tant que valet de la France qu’il sert docilement les intérêts de l’ancienne puissance coloniale, trahissant ainsi son propre pays. L’une des preuves les plus flagrantes de cette soumission est la question des îles Éparses, ces terres riches en hydrocarbures et en gaz, spoliées par la France, que Rajoelina refuse de revendiquer avec la fermeté requise.
Face à une telle dérive, l’armée malgache doit prendre ses responsabilités et mettre un terme à ce régime scélérat avant qu’il ne conduise le pays à l’irrémédiable. Il est du devoir des patriotes de renverser ce tyran, de restaurer la souveraineté nationale et d’arracher les îles Éparses des griffes françaises. Madagascar n’a pas vocation à être une colonie moderne déguisée sous les atours d’une fausse indépendance.
Ce prix n’est qu’une farce honteuse, un trophée acheté pour masquer l’évidence : Rajoelina n’est qu’un imposteur, un fossoyeur de son propre peuple, un traître au service d’intérêts étrangers. L’histoire retiendra les noms de ceux qui, par leur silence ou leur complicité, auront laissé prospérer une telle mascarade.
Tchad indépendant