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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Autoroute de Radomelina : Entre spoliation et esclavage

La gazette de la grande île
06/03/20254 minute read

Le projet d’autoroute de Radomelina, déjà critiqué pour son impact environnemental, franchit une nouvelle étape dans l’injustice sociale en se transformant en un outil de spoliation des terres et esclavage des populations locales.

Des terres confisquées sans consentement

Pour permettre le passage de cette autoroute, plusieurs centaines d’hectares de terres, incluant des rizières et des champs fertiles, ont été confisquées aux habitants. Malgré l’opposition massive des propriétaires, l’État a imposé ces expropriations en prétendant offrir des compensations financières. Cependant, ces indemnisations sont jugées dérisoires et profondément injustes par les paysans, qui se retrouvent démunis face à la puissance de l’administration. Sans recours possible, ils sont contraints d’accepter leur sort.

Cette situation reflète un mépris flagrant des droits des populations rurales, dépossédées de leurs terres et réduites à accepter un travail de survie sous la contrainte. Loin de constituer un progrès, l’autoroute de Radomelina devient ainsi le symbole d’un développement imposé par la force, au détriment des citoyens les plus vulnérables.
Cette situation reflète un mépris flagrant des droits des populations rurales, dépossédées de leurs terres et réduites à accepter un travail de survie sous la contrainte. Loin de constituer un progrès, l’autoroute de Radomelina devient ainsi le symbole d’un développement imposé par la force, au détriment des citoyens les plus vulnérables.

Une catastrophe environnementale aggravée par les travaux

Les conséquences de ces travaux ne se sont pas arrêtées là. En février dernier, lors du passage d’une zone de convergence tropicale, de fortes pluies ont causé des coulées de boue massives. Résultat : des centaines d’hectares de rizières ont été ensevelis sous la terre issue des terrassements de l’autoroute, anéantissant les récoltes et plongeant les agriculteurs dans une crise encore plus profonde.

De l’esclavage sous couvert d’aide

Face à la colère grandissante des paysans, l’État a mis en place une solution qui ressemble davantage à une exploitation forcée qu’à une véritable aide. Les propriétaires des rizières ensevelies ont été contraints de restaurer eux-mêmes leurs terres, en échange d’un salaire misérable de 10 000 ariary par jour. Pris au piège, ces agriculteurs n’ont d’autre choix que d’accepter cette maigre rétribution, car leur survie en dépend.

Un paysan témoigne : « Il vaut mieux accepter 10 000 ariary et travailler, car de toute façon, nous aurions dû le faire nous-mêmes. Nous n’avons aucun autre moyen de subsistance, ces rizières sont notre unique source de revenus et de nourriture. »

Selon les chiffres officiels, 500 ménages ont été affectés par cet embourbement, mais les paysans estiment que ce chiffre dépasse largement les 1 000 familles touchées. L’un d’eux s’indigne : « Nous vivions paisiblement dans la brousse, nous n’avons jamais cherché de problèmes. Ce sont les problèmes qui sont venus jusqu’à nous à cause de cette autoroute qui détruit nos vies. ». Notons que les embourbements d’étendent sur toute la surface de l’autoroute , surtout dans les communes ruraux de Sadabe et de Talata Volonondry.

Un appel à la justice et à la reconnaissance des droits paysans

Cette situation reflète un mépris flagrant des droits des populations rurales, dépossédées de leurs terres et réduites à accepter un travail de survie sous la contrainte. Loin de constituer un progrès, l’autoroute de Radomelina devient ainsi le symbole d’un développement imposé par la force, au détriment des citoyens les plus vulnérables.

La spoliation des terres et l’exploitation des paysans ne peuvent être tolérées.

Loin d’être une avancée pour la région, l’autoroute de Radomelina s’impose aujourd’hui comme un outil d’oppression et de destruction sociale.

 

Photo : AUTOROUTE

Légende : Cette situation reflète un mépris flagrant des droits des populations rurales, dépossédées de leurs terres et réduites à accepter un travail de survie sous la contrainte. Loin de constituer un progrès, l’autoroute de Radomelina devient ainsi le symbole d’un développement imposé par la force, au détriment des citoyens les plus vulnérables.

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