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Le Journal de l'île Rouge
Société

Madagascar : La Banque Mondiale complice de la mauvaise gestion des infrastructures ?

La gazette de la grande île
24/03/20253 minute read

Lors d’une rencontre entre le secteur privé malgache et la Banque Mondiale, le Syndicat des Industries de Madagascar (SIM) a vivement dénoncé la détérioration fulgurante des routes malgré les financements colossaux alloués. Alors que la Banque Mondiale affiche des procédures d’appel d’offres strictes, la réalité sur le terrain est tout autre : des infrastructures qui se fissurent et s’effondrent en un temps record. Comment justifier cet écart abyssal entre les annonces de financement et la catastrophe observée au quotidien ?

Des fonds engloutis dans des infrastructures fantômes

Le SIM tire la sonnette d’alarme : il est urgent de revoir les procédés de mise en œuvre des projets pour identifier et éradiquer les failles. Les retards incessants et l’inefficacité des travaux sont devenus la norme. « À quoi servent ces milliards de financements si, sur le terrain, les infrastructures ne tiennent pas plus de quelques mois ? », s’insurge Tiana Rasamimanana, Président du SIM. Ce constat récurrent freine gravement le développement économique du pays et hypothèque l’avenir des Malgaches.

Des marchés verrouillés au profit d’intérêts privés

Un élément troublant : l’attribution des contrats de réhabilitation routière revient systématiquement à l’entreprise Magic, dirigée par Hery Rasoamaromaka, gouverneur d’Analamanga. Un hasard ? Certainement pas. Cette mainmise sur les marchés publics, combinée à des travaux de qualité douteuse, suscite des interrogations légitimes sur la transparence et la compétence des entreprises impliquées. Madagascar se retrouve otage d’un système où les intérêts privés priment sur l’intérêt général.

La Banque Mondiale doit rendre des comptes !

Hassim Amiraly, Past Président du SIM, appelle à un véritable changement : « Assez de diagnostics stériles ! Place aux actions concrètes ! » La Banque Mondiale, en tant que bailleur de fonds, ne peut plus se contenter d’injecter des capitaux sans assurer un suivi drastique. Elle doit exiger des audits indépendants, renforcer les contrôles et sanctionner toute dérive. Laisser perdurer cette situation, c’est cautionner le pillage des ressources et condamner Madagascar à des infrastructures défaillantes.

Le peuple malgache mérite mieux que des routes qui s’effondrent sous ses pieds. La Banque Mondiale a le devoir d’agir et de s’assurer que chaque dollar investi serve à construire des infrastructures solides, durables et profitables à tous, et non à alimenter un système corrompu. L’heure est venue d’exiger des résultats concrets !

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