Les véritables risques ne sont plus seulement les crises ou les conflits. Ils résident aussi dans le non-développement et le refus de coopérer. Les nations qui restent à l’écart des échanges, des connaissances, des innovations et des partenariats prennent le risque de décrocher durablement.
Nous devons en être pleinement conscients. Madagascar ne progressera ni par l’autarcie, ni par l’assistanat. Son avenir repose avant tout sur sa capacité à renforcer ses propres institutions, à valoriser ses ressources et ses talents, tout en s’ouvrant à une coopération équilibrée avec le reste du monde.
Dans un monde hautement globalisé, le non-développement et la non-coopération sont devenus les véritables risques pour le progrès. À l’inverse, une nation qui sait bâtir des institutions solides, investir dans son capital humain et nouer des partenariats fondés sur le respect mutuel se donne les moyens de construire durablement son avenir.
Le défi n’est plus de choisir entre souveraineté et coopération. Le véritable enjeu est de construire une souveraineté suffisamment forte pour coopérer d’égal à égal avec le monde.





