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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Mais où est Varira ?

La gazette de la grande île
17/08/20262 minute read
Sa fuite en hors-bord clandestin prouve une seule chose : la reconnaissance explicite de sa culpabilité et la peur panique de devoir répondre de ses malversations

11 milliards d’ariary volatilisés, une perquisition à domicile et un mandat d’arrêt au compteur. Naina Varira ne s’est pas contenté de quitter son poste : il a pris la fuite. En grimpant dans une embarcation clandestine vers Mayotte avant de filer vers la France, l’ancien édile a choisi la trahison envers ses concitoyens plutôt que d’assumer ses actes devant les tribunaux malgaches.

Le dossier est accablant. Sous sa gestion, la Commune urbaine d’Antananarivo a siphonné 11 milliards d’ariary des caisses de la CNaPS à travers la Société municipale de gestion digitale (SMGD). Un prêt colossal englouti, incapable d’être remboursé, et dont une majeure partie s’est évaporée sans la moindre justification comptable. Ce n’est pas une simple mauvaise gestion, c’est un pillage méthodique des ressources publiques et des cotisations des travailleurs.

Face au désastre, Naina Andriantsitohaina ose encore jouer les victimes. Parler de « politique » et sortir des phrases creuses comme « Je pars en paix, avec la conviction d’avoir fait de mon mieux » relève d’un cynisme absolu. Sa fuite en hors-bord clandestin prouve une seule chose : la reconnaissance explicite de sa culpabilité et la peur panique de devoir répondre de ses malversations.

Ce départ en clandestin n’a rien d’un exil héroïque, c’est la cavale d’un dirigeant qui refuse de rendre des comptes. Il est hors de question de le laisser profiter d’une retraite dorée à l’étranger avec le fruit de ses détournements. La justice malgache doit immédiatement activer les leviers internationaux, lancer une procédure d’extradition et ramener Naina Varira sur le banc des accusés pour qu’il rembourse jusqu’au dernier ariary.

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