La présence de ressortissants chinois dans l’exploitation aurifère du district de Tsaratanàna ne cesse de s’intensifier, ont indiqué cette semaine des sources locales.
Plusieurs fokontany sont concernés, notamment Manjarisoa dans la commune rurale de Tsaratanàna, Antanambao à Bekapaika, ainsi que Mahatsinjo, Amborihazo, Antsahamamy et Ambohibary dans la commune d’Andriamena. Les habitants dénoncent des pressions exercées par certains responsables locaux, les contraignant à céder leurs rizières et leurs terres cultivées à des prix dérisoires. Cette situation suscite inquiétude et méfiance, d’autant que les autorisations d’exploitation n’ont pas été clairement vérifiées. Les villageois craignent que seuls quelques individus profitent des retombées de ces activités.
Face à cela, le ministère des Mines a apporté des précisions. Il rappelle que depuis mai 2026, les permis d’exploitation ont été réactivés après plusieurs années de suspension. Les documents examinés par le Bureau du cadastre minier (BCMM) confirment qu’un permis d’exploitation est enregistré au nom de la société APC Mining SARL. Cette dernière a conclu un accord de partenariat, sous forme d’amodiation, avec une entreprise chinoise.
Le ministère souligne que tout détenteur de permis doit obligatoirement respecter plusieurs conditions : disposer d’une autorisation environnementale et sociale, signer une convention avec la commune pour des actions sociales dans le cadre de la responsabilité sociétale des entreprises, verser des ristournes sur la production aurifère et tenir un registre quotidien des volumes extraits. Les autorités assurent vouloir encadrer strictement le secteur afin que l’exploitation minière profite avant tout à la population.
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