Être frappé d’une Interdiction de Sortie du Territoire (IST) à Madagascar relève de la supercherie judiciaire. Loin d’être un verrou dressé contre les prédateurs de la République, c’est un sésame ironique, un laissez-passer VIP pour un vol en première classe vers Dubaï, Maurice ou la France.
Regardez-les en face, alignés au tableau de la faillite nationale :
- Andry Rajoelina
- Naina Andriantsitohaina
- Lalatiana Andriantogarivo
- Augustin Andriamananoro
- Hery Rasoamaromaka
- Lanto Rakotomanga
- Christian Ntsay
- Brigitte Razaka
- Mamy Ravatomanga
- Aina Fenosoa Ravatomanga
- Mialy Ravatomanga
- Haingo Ravatomanga
- Rindra Hasimbelo
- Claudia Pichler Andriantsitohaina
- Franck LeGrand
- Stéphane Ramanandraibe
- Hanitra Ramanandraibe
- (…et toute la cohorte habituelle)
La fine équipe. Celle qui a méthodiquement mis Madagascar à genoux, pillé les ressources du sol et du sous-sol, et laissé prospérer les trafics les plus sombres sous les yeux complices d’un État affaibli.
Tous, ou presque, ont fièrement arboré leur IST comme un insigne d’honneur avant de s’envoler par la grande porte, narguant un peuple bâillonné. Tous, à l’exception notable d’un Naina Andriantsitohaina, réduit à s’entasser dans l’anonymat et la fange d’un bateau de transport de bétails clandestin vers Mayotte, avant de pouvoir enfin s’envoler vers l’air pur de l’Hexagone.
À quoi sert donc la loi quand elle n’est qu’un spectacle pour les galeries ? Tant que l’IST restera une passoire pour les oligarques et une barrière illusoire, la justice à Madagascar ne sera qu’une vaste farce jouée aux dépens des Malgaches.
Quelles mesures concrètes pensez-vous qu’il faudrait exiger pour que ces interdictions de sortie du territoire ne restent pas de simples effets d’annonces sans lendemain ?






