Le conflit qui s’intensifie actuellement au Moyen-Orient entre les États-Unis et Israël d’un côté, et l’Iran de l’autre, rappelle une réalité que nous oublions souvent : même les crises lointaines peuvent bouleverser nos vies quotidiennes.
Depuis plusieurs semaines, les tensions s’aggravent. Le nombre de victimes augmente et le conflit commence à s’étendre à d’autres pays de la région. L’une des préoccupations majeures concerne également le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour une grande partie du pétrole mondial. Toute perturbation dans cette zone entraîne déjà une hausse des prix de l’énergie, avec des conséquences potentielles sur l’économie mondiale et le coût de la vie.
Et pourtant, la communauté internationale peine encore à trouver un consensus pour mettre fin à cette escalade. Même au Conseil de sécurité des Nations Unies, aucune décision claire n’a été adoptée pour stopper le conflit.
Dans un contexte aussi incertain, la prudence et l’anticipation deviennent essentielles.
Même si Madagascar est géographiquement éloigné de ce conflit, nous ne sommes pas à l’abri des répercussions économiques mondiales : inflation, hausse des carburants, augmentation des produits de base.
C’est pourquoi une priorité simple, mais stratégique s’impose aujourd’hui : 1. Produire ce que nous consommons ; et 2. Renforcer l’agriculture et l’élevage.
Notre terre et nos ressources naturelles sont nos meilleures protections face aux crises internationales.
Aux décideurs publics : soutenir massivement l’agriculture et l’élevage n’est plus seulement une politique sectorielle, c’est une stratégie de résilience nationale.
À nous tous, Malagasy : chaque champ cultivé, chaque élevage développé est un pas vers notre sécurité alimentaire et économique.
Dans un monde incertain, l’autonomie devient une force.
Cultivons. Produisons. Anticipons.





