Le miroir ne ment pas. Le vieillissement brutal de Brigitte Razaka n’est pas l’œuvre du temps, mais celle de la peur. Hier encore, elle était la pièce maîtresse du système Rajoelina-Ravatomanga-Andriantsitohaina ; aujourd’hui, elle n’est plus qu’une marionnette dont les fils ont été tranchés net.
Seule face à ses crimes
Ses « maîtres » ont chuté : l’un est déchu, l’autre emprisonné, le dernier en fuite. Sans ses boucliers, Razaka est nue. Elle qui a servi de fusibles pour tenter de détruire La Gazette de la Grande Île découvre que l’impunité a une date de péremption.
Le retour de bâton
L’accusation d’extorsion de fonds contre Lola Rasoamaharo était une fiction, un mensonge d’État qu’elle a porté sur commande. Mais le soulèvement populaire a rétabli la vérité : Lola est innocenté, et le régime autoritaire s’est effondré.
La fin d’un outil
Privée de protection, rongée par ses remords ou par la terreur des comptes à rendre, elle s’étiole. C’est le destin tragique des exécutants : une fois le système écroué, la marionnette finit au rebut, dévorée par les démons qu’elle a elle-même nourris. La justice a repris ses droits, et Brigitte Razaka en paie le prix fort, physiquement et moralement.






