Derrière les 3 811 milliards d’Ariary de détournements et d’irrégularités pointés par la Cour des comptes, un nom incarne à lui seul la quintessence du gaspillage et de l’opacité sous le régime Rajoelina : Lalatiana Andriantongarivo.
Sous sa houlette, le ministère de la Communication et de la Culture a orchestré un projet aussi pharaonique qu’inutile : la construction de prétendues « maisons de la culture » dans chaque chef-lieu de district. Sur le papier, l’argument séduisait avec un budget colossal frôlant les 2 milliards d’Ariary par unité. Sur le terrain, la réalité est accablante : les dépenses réelles n’ont jamais dépassé les 100 millions d’Ariary par bâtiment.
Où est passée la différence ? La question reste entière face à ces infrastructures bâties sans aucune étude de besoin préalable. Aujourd’hui, ces édifices ne sont que des coquilles vides et délabrées, usées par le temps ou transformées en dépôts de fortune. De toute évidence, ces structures n’ont jamais eu vocation à promouvoir la culture : elles n’étaient que des prétextes budgétaires taillés pour justifier des décaissements massifs et autoriser l’envolée de fonds publics dans la nature.






