La Concertation nationale pour la Refondation est aujourd’hui engagée. Elle porte une attente forte de la population malgache : celle de pouvoir s’exprimer, dans le calme et le respect, sur l’avenir du pays et sur les bases d’une nouvelle confiance entre les citoyens et les institutions.
Depuis son lancement, un point mérite cependant aujourd’hui une attention particulière : la mise à disposition effective des moyens financiers nécessaires à son fonctionnement.
La Concertation nationale ne peut pas être seulement une volonté politique ou une belle initiative. Elle doit pouvoir se déployer concrètement dans les régions, les districts, les communes et les fokontany, afin que la parole des citoyens puisse réellement remonter vers le niveau national.
Cela nécessite des moyens logistiques : déplacements, réunions, communication, mobilisation des acteurs locaux, collecte et transmission des contributions. Sans ressources disponibles au moment opportun, le processus risque inévitablement de prendre du retard.
Il semble qu’une certaine lourdeur administrative accompagne encore le transfert des ressources prévues par l’État au profit du FFKM et de la Coordination générale de la Concertation nationale.
Il ne s’agit pas ici de rechercher des responsabilités ou de mettre en cause une institution particulière. Il s’agit simplement de constater qu’un processus aussi important pour le pays ne peut rester dépendant de délais administratifs qui pourraient compromettre son calendrier et sa dynamique.
Le budget nécessaire a été présenté depuis plusieurs semaines au niveau de la Primature. Il est donc maintenant souhaitable que toutes les institutions concernées — Primature, Comité technique et Ministère des Finances — puissent conjuguer leurs efforts afin que les crédits prévus soient effectivement mis à disposition de la Coordination générale de la Concertation nationale du FFKM.
Le temps presse.
Car le véritable risque n’est pas seulement un retard administratif. Le risque est de créer de la frustration, de fragiliser la confiance et, à terme, de compromettre une démarche qui doit justement contribuer à restaurer cette confiance.
La Concertation nationale doit rester un espace de dialogue, d’écoute et d’apaisement. Pour cela, elle doit disposer des moyens correspondant à l’ambition qui lui a été confiée.
La population attend maintenant des actes.
Il est donc de la responsabilité de chacun, dans le respect des procédures de l’État, de faire en sorte que les moyens financiers suivent rapidement la décision politique.
La Refondation ne peut pas attendre.
La confiance ne se décrète pas : elle se construit.
Et elle commence par la capacité de nos institutions à donner aux engagements pris les moyens de leur réalisation.
Une réflexion pour le bénéfice de l’intelligence collective et de l’intérêt général.





