Annoncée en grande pompe, la visite de Radomelina dans la région de l’Alaotra s’est soldée par un échec retentissant. Accueilli par seulement quelques dizaines de personnes, ce soi-disant président de la République a perdu tout soutien populaire. La population, excédée par son incompétence et son manque de vision, n’a manifesté aucun intérêt pour cette déplacement aux allures de tentative de reconquête.
Une popularité en chute libre
Depuis plusieurs mois, Radomelina peine à rallier l’opinion publique. Son régime, gangrené par la corruption et le favoritisme, ne repose plus que sur une poignée de partisans motivés par leurs propres intérêts. Les citoyens, quant à eux, ne se font plus d’illusions : ils attendent son départ avec impatience.
Un discours déconnecté des réalités
Lors de cette visite, Radomelina a une fois de plus illustré son incompréhension des enjeux locaux. Il a annoncé fièrement vouloir distribuer des semences et des engrais aux paysans de l’Alaotra, pensant ainsi répondre à leurs besoins. Cependant, les agriculteurs n’ont pas tardé à lui opposer une réplique cinglante : « Nous n’avons pas besoin d’engrais ou de semences, mais d’eau ! »
Le manque de vision d’un chef d’État dépassé
Ce rappel à la réalité met en lumière l’ineptie du régime en place. Depuis le début de son mandat, Radomelina a ignoré les appels à la construction de barrages, un projet pourtant crucial pour assurer l’approvisionnement en eau de la région. L’ancien président Marc Ravalomanana avait proposé cette solution, mais elle avait été balayée avec condescendance. Aujourd’hui, cette décision se retourne contre Radomelina, alors que la population est confrontée à une grave crise de l’eau.
Un mandat d’opportunités manquées
Si Radomelina avait investi dans des infrastructures hydrauliques dès le début de son mandat, l’Alaotra ne subirait pas aujourd’hui un tel déficit en eau. Malheureusement, la précipitation et le manque de vision de son administration ont mené à une impasse. Les conséquences de cette inaction sont lourdes pour les agriculteurs, déjà fragilisés par des conditions climatiques difficiles.
Avec cette visite ratée, Radomelina confirme son incapacité à gouverner avec clairvoyance et pragmatisme. La population de l’Alaotra, et plus largement de Madagascar, semble avoir tranché : l’heure du changement est venue.